FRAGMENTATION DU DOUBLE BRIN DE L’ADN SPERMATIQUE

mai 27, 2019
ETUDE DE FRAGMENTATION DU DOUBLE BRIN DE L’ADN SPERMATIQUE : TECHNIQUE FERTILECHIP

Prix Tarif Adhérent : 300 €


Lors de la fécondation, l’ovocyte doit avoir la capacité de réparer les dommages minimums de rupture du matériel génétique du spermatozoïde. Jusqu’à présent, c’était la chaîne simple de l’ADN spermatique qui était la plus étudiée et, par conséquent, la plus traitée.
Dans les traitements de PMA (ICSI), les ruptures de la chaîne simple sont liées à un plus faible taux de fécondation (ruptures liées à l’état d’infertilité masculine).
Cependant, la réparation des deux brins de l’ADN spermatique est un processus plus complexe, qui ne peut pas être réalisé ni par l’ovocyte ni grâce aux techniques de sélection spermatique conventionnelles.
Dans les traitements de PMA (ICSI), les ruptures de double brin sont liées à un plus haut risque de fausses couches, provoquées par le spermatozoïde. Ce type de ruptures entraînent un risque d’altération chromosomique et sont liées à des cinétiques embryonnaires plus lentes, ainsi qu’à un taux plus faible d’implantation.
Les causes de la fragmentation de double brin ne sont pas claires, mais c’est sûr que l’âge avancé ainsi que les habitudes toxiques (caféine, alcool, drogues…) renforcent cette altération.
Jusqu’à présent, la seule solution face à la fragmentation de double brin altérée était le changement de gamète.
L’essai Cometa propose une haute sensibilité pour le dépistage du dommage de l’ADN spermatique. Cette technologie nous permet d’identifier les cas où les ruptures touchent soit un seul des brins soit les deux.
Utilisé dans des conditions de pH alcalin, on arrive à dénaturaliser l’ADN, qui reste sous la forme monocaténaire. Dans ces conditions, cette méthode détecte des ruptures de la chaîne simple, liées à la capacité de donner lieu à une grossesse.
Dans des conditions de pH neutre, l’ADN reste sous la forme bicaténaire et, dans ce cas-là, la méthode détermine des dommages dans le double brin, liés à une plus grande prédisposition à provoquer des fausses couches.Cette étude est indiquée dans des cas de :
• Taux élevé d’arrêt embryonnaire, traitements préalables présentant une évolution lente jusqu’à l’état de blastocyste (lorsque l’on pousse les embryons au stade de blastocyste et que le nombre d’embryons qui atteint ce stade est faible) ;
• Echec d’implantation : trois transferts ou six embryons transférés sans grossesse ;
• Fausses couches à répétition : deux fausses-couches ou plus (à condition qu’il n’y ait pas de facteurs féminins évidents).
Traitements proposés pour la fragmentation de double brin :
- Prendre un traitement par voie orale, dont le but est celui de renforcer les systèmes de réparation de l’ADN (thérapie sous antioxydants) ;
- Arrêter la prise de produits excitants comme la caféine (café, soda, boissons énergétiques), la théine (thé) ou la théobromine (cacao) ;
- Ajouter à l’alimentation un complément de curcumine et de pipérine (que l’on trouve dans des herboristeries, au moins en Espagne) ;
- Éviter le sport intense ;
- Déterminer si le patient a été en contact avec des radiations et évaluer si celui-ci prend des médicaments qui pourraient altérer la double chaîne spermatique ;
- Utiliser des chambres microfluidiques pour la sélection des spermatozoïdes en fonction des ruptures de double brin : Fertile Chip.
Le Fertile Chip est une nouvelle méthode de sélection spermatique qui, basée sur la mobilité spermatique, permet de sélectionner les spermatozoïdes ne présentant pas de fragmentation du double brin. Cette technique est réalisée au laboratoire, avant la réalisation de l’ICSI.
Limitations :
- Il n’y a pas d’évidence scientifique soutenant son utilisation ;
- Pour pouvoir la réaliser, une qualité spermatique minimum est nécessaire ;
- Il est nécessaire de l’utiliser sur un échantillon frais car ce n’est pas possible de l’appliquer sur un échantillon capacité ;
- Ce n’est pas possible de l’utiliser dans des cas de don de sperme.
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